BELLA
A mi-chemin entre Avigliano et Muro Lucano, se trouve Bella,
ancien bourg d'origine préromaine proche des confins
de la Campanie.
Histoire
Son territoire fut habité dans l'antiquité
par les Osques et aussi à l’époque romaine,
mais ce fut au Moyen Age que Bella acquit de l'importance
dans le contexte politique du Sud de l'Italie. En particulier
pendant la période normande et souabe quand commença
la construction du château, modifié ensuite par
les Aragonais.
Bella s'agrandit grâce à l'unification des hameaux
environnants voulue par l'empereur Frédéric
II. Elle devint un fief sous les Acciaiuoli et fut partiellement
détruite au XIVe siècle.
Reconstruite par la volonté du Roi Ladislas (XVe siècle),
Bella obtint au siècle suivant le statut de Ville Royale
en payant 14.700 ducats (1562), titre que le bourg voulut
abandonner tout de suite pour se donner à la famille
des Rondone (1564) qui le vendit aux Caracciolo en 1591. Les
nouveaux seigneurs gouvernèrent le bourg jusqu'à
l'abolition de la féodalité.
Au XVIIe siècle, comme toute la région, Bella
fut frappée par des épidémies de peste,
par des famines et par le tremblement de terre de 1694 qui
causa de nombreux morts dans la population et des dégâts
aux bâtiments.
En 1799 la population adhéra aux idéaux républicains
propagés en Italie par les Français après
la Révolution Française.
La population fut également active pendant les mouvements
de la Charbonnerie et du Risorgimento qui précédèrent
le moment de l'unification de l'Italie (1861) sous la maison
de Savoie.
La même année des brigands envahirent le bourg
et le pillèrent.
Après le passage de Bella dans le Royaume d'Italie
commença une politique de confiscation et de distribution
des terres aux paysans de la zone.
Un autre tremblement de terre endommagea de nouveau le bourg
en 1980.
Visite de la ville
Du Château de fondation ancienne (XIe siècle)
il reste aujourd'hui le portail et deux tours.
À Bella on peut visiter l'Église Mère
de l'Assomption du XVe siècle et l'Église Sainte-Marie-des-Grâces
qui abrite un cycle de fresques.
À voir absolument
Château Aragonais (XIe siècle), Église
Mère de l'Assomption (XVe siècle), Église
Sainte- Marie-des-Grâces (XVIe siècle).
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